Bientôt la saison 2 !

Patafix, le vendredi 4 mai 2012


Incroyable !

Un nouvel article sur ce blog !!!

Car figurez-vous que je n’ai pas lâchement déserté la formation, non, j’ai été occupé par des projets qui vont fournir prochainement le Tome 2,  à savoir… Patafix et son chéri dans une maison, avec un grand jardin, et tout et tout ! Donc ce pauvre Choupi qui a eu tant de mal à savoir tenir un intérieur va devoir en plus tenir les extérieurs !! Actuellement, il déprime déjà de devoir mettre les pieds dans un Jardiland, et pour acheter une tondeuse à essence de surcroît, ce qui représente déjà pour lui un stade avancé d’embourgeoisement tant redouté !!

 

En attendant la Saison 2, je vous ai mis ci-dessous t un article en cours mais jamais complètement terminé, donc si je ne le mettais pas comme ça, je craignais de ne jamais le mettre !

 

A bientôt ici !


Le manteau qui ne voulait pas disparaître !

Patafix, le vendredi 4 mai 2012


C’est joli, comme titre, non ? On dirait un titre de livre pour jeunes enfants. Sauf que dans la réalité, c’est beaucoup moins poétique.

Voyez-vous, Choupi fait des progrès assez remarquables ces derniers mois, particulièrement au niveau culinaire. Ce qui pose d’ailleurs grandement problème quand à l’inspiration pour ce blog (vous l’aurez remarqué). Heureusement, il me reste encore de quoi faire dans d’autres domaines. A commencer par exiger la disparition immédiate de cet horrible manteau bleu foncé pour l’hiver. Qu’il ne met que trois jours par an, quand il neige (il fait le reste de l’année avec la même veste de demi-saison. C’est dire si la notion des tendances printemps/été 2012 lui échappe !). Mais ces fameux trois jours annuels, je les passe à râler contre ce fameux manteau. Il me semblait pourtant évident que ce vêtement, en plus d’être d’une couleur incertaine, le vieillissait d’au moins 10 ans. Et pourtant, je n’ai obtenu comme réaction de sa part que « ah, bah décidément, vous lui en voulez, à ce manteau !». J’ai donc cherché à en savoir plus, et j’ai ainsi appris que non seulement sa mère partageait mon avis, mais qu’une autre personne avait en son temps essayé de faire disparaître le fameux manteau, à savoir… son ex. Donc, effectivement, malgré toutes nos bonnes volontés féminines successives, nous n’avons pas réussi à obtenir un résultat probant. Mais il ne sera pas dit que la glorieuse Patafix aura baissée les bras ! Ah, ça non ! Et même si l’on doit se séparer un jour, j’aurais au moins évité la vision de ce manteau à mon éventuelle remplaçante !

Donc après les vacances de Noël où j’avais vu réapparaître l’infâme vêtement lors d’une journée de ski, j’avais été claire : «cette fois-ci, tu le jettes !». Sa réponse placide m’avait étonné «comme tu veux. Voilà, j’ai vérifié, les poches sont vides, tu peux le jeter». Alors, c’était si simple ? Il n’avait suffit que d’un bref moment d’autorité pour obtenir satisfaction ? C’est nimbée de gloire et d’orgueil que je mis en lieu sûr le manteau, en attendant de le confier, en même temps que d’autres vêtements passés de mode mais en bon état, à quelque œuvre caritative. Dans le même temps, je le poussais à profiter des soldes pour acheter une autre veste chaude. Mais espérer le traîner dans un centre commercial en période de soldes et donc d’affluence accrue est à peu près aussi ambitieux que d’espérer une intervention subtile et pertinente de Nadine Morano. Et puis, dans le même temps, il a quand même fait l’acquisition d’une belle paire de chaussures d’avance (oui, sur Internet, pourquoi ?!), donc je n’ai pas osé râler plus en le contraignant à de nouvelles dépenses vestimentaires. Et puis les températures remontant, je commençais à me laisser convaincre par son argument selon lequel il n’y avait plus d’urgence.

Jusqu’à ce que nous nous lancions dans un WE ski programmé au dernier moment. Donc forcément, vous voyez le coup venir ? Oui, et c’est même moi qui dans ma grande bonté pour le protéger du froid lui ait indiqué dans quelle cachette de mon armoire il pouvait récupérer le manteau pourtant initialement condamné. Maintenant, le vêtement est de nouveau accroché au porte-manteau de l’entrée. Je commence à me dire qu’il s’agit d’une malédiction, et que ce manteau ne disparaîtra jamais. Jamais.


Lost in the supermarket 2

Patafix, le dimanche 11 décembre 2011


Il y a une chose que Choupi et moi détestons tous les deux, c’est de faire la queue au supermarché. Forcément, on est toujours dans la file qui n’avance pas, donc on change pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs et systématiquement, on se rend compte que non, c’est pire. Généralement, on se retrouve derrière Mme Michu, dont le caddie, contenant de quoi nourrir pendant 3 mois une famille assiégée, ressemble à un tétris en 3D. Le coup de grâce étant assené lorsque Mme Michu sort de son portefeuille non pas un chequier ou une carte bleue, mais un carnet de bons de réduction, qu’elle passe tous en revue, en détache deux, soit une économie net de 40 centimes sur une note totale s’élevant aux environs de 200 euros.

On évite tout ça grâce à un petit supermarché de proximité à environ 50 m de chez nous. Ce qui donne à peu près ça

– Et voilà Pataf’, j’ai fait quelques courses.
– cool, mais tu aurais pu me prévenir avant, il nous faut de la crème fraiche.
– Pas de soucis, ma chérie, j’y retourne ! (traduction : Julie est à la caisse)
(Pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, Julie, c’est la jeune caissière blonde qui fait fantasmer notre quartier)
– Tu es déjà revenu ? Zut, j’allais t’appeler sur le portable, on n’a plus de papier toilette. Tu peux y aller ?
– Euh, vas-y cette fois. (traduction : Julie a terminé sa journée de travail)

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais voilà, Choupi a décidé que désormais, nous allions faire des courses sur internet et nous faire livrer. Il a pris sa décision il y a trois semaines, a commencé sa commande il y a quinze jours et ne l’a toujours pas validée, je vous rassure. Extrait « eh, je tape crème liquide, et on me propose du pousse-mousse ! »… Comme quoi c’est pas gagné.
Mais il a toujours de bonnes raisons : « Oh merde, hier, il y avait une promo sur le pack de bières, elle a disparu… Tant pis, je passerais la commande demain »

Je suis quand même intervenue lorsqu’il a débuté une relation virtuelle avec Chloé, conseillère spécialisée qui s’affiche dans un coin de l’écran lorsque l’utilisateur lambine devant une page. « Je suis à votre disposition » « Ça tombe bien, je suis perdu au rayon après-rasage… ».

Bilan de l’opération, des heures de perdues, et au final une commande de 150 € quasiment exclusivement composée de chips (toutes variétés !), pâtes, bière, café, boissons sucrées et sopalin… C’est beau le progrès.


Dégât collatéral

Patafix, le dimanche 6 novembre 2011


Un dimanche après-midi,  Choupi faisant le tour de la planète depuis son PC et le jeune padawan effectuant des dizaines de coloriages sur internet, j’ai utilisé ce rare temps libre pour organiser une petite révolution interne.

Piqué par le virus de la ménagère de moins de 50 ans, j’ai été prise d’une folle envie d’avoir un appartement digne d’un magazine de déco. Pour de basses raisons financières, crise oblige, cette métamorphose devait se limiter à changer la disposition des meubles, et non à coller de magnifiques autocollants de coquelicots (Ah non, on dit stickers, c’est plus classe) sur les murs et à repeindre à la gouache les carreaux de faïence ornant la cuisine et la salle de bains.

Après un nombre incalculable de tentatives ratées, transformant le salon en un champ de guerre digne d’une action « humanitaire » de l’OTAN, j’ai fini par trouver une nouvelle disposition, proche du partage de l’Afrique après la décolonisation, il faut le reconnaitre.

Je m’attaque donc au plus dur : les câbles. A ce propos, petite supplique à l’attention des architectes et promoteurs immobiliers : Je n’ai pas encore succombé à la fièvre acheteuse et à la sacro-sainte envie d’être propriétaire, mais ça viendra probablement un jour. Alors, pitié, prévoyez des prises !  Parce que 3 prises dans un salon, c’était suffisant 30 auparavant, mais là, ce n’est juste pas possible. Je ne compte plus le nombre de multiprises et surtout, je flippe à chaque fois que je vois le tas de câbles qui git derrière le meuble  « équipements électroniques ». Donc, prenant mon courage à deux mains (enfin une seule, l’autre tenait ma tasse de café), j’ai tenté de démêler ces fils qui s’enlacent et s’entrelacent, font des petits et d’autres choses inavouables. Et voilà, ce qui devait arriver arriva : « Argh, j’ai plus internet ! »  dit la grosse voix. Quelques secondes plus tard,  de petits bruits de pas précipités suivis presque aussitôt par une plus petite voix « Ca marche pluuuuus ! »

Ah, oui, j’ai coupé la fibre, me retrouvant ainsi au centre de toute leur attention. En somme j’ai trouvé le seul moyen de rassembler une famille geek !


Ruptures de l’espace-temps

Patafix, le dimanche 16 octobre 2011


On n’y croyait plus, mais me revoilà ! Non, je ne suis pas morte, ni Choupi parti avec ses cartons. Seulement pas mal d’autres occupations plus ou moins amusantes et professionnelles ont mis un sacré frein à l’avancée régulière du blog. Mais je vais tenter de m’y remettre régulièrement, promis. Et merci aux internautes qui ont demandé une suite !

 

Et par un sens de la transition tout à fait remarquable, passons directement de mes failles spatio-temporelles à celles de Choupi, dans un genre différent.

En effet, selon notre calendrier classiquement grégorien, les semaines sont constituées de 7 journées de 24 heures. Classique, efficace, je ne pense pas qu’il puisse y avoir trop d’interprétations différentes à ce stade. Mais voilà, Choupi a adopté depuis plusieurs années un calendrier personnel aménagé, une sorte de customisation du modèle de base, incluant donc une faille spacio-temporelle d’environ 12 heures. Je m’explique. Sa semaine se déroule classiquement, semblable à celle de millions de français, du lundi au vendredi. Puis le vendredi soir, pratiquement sans exception, Choupi retrouve un ami, dont le calendrier fonctionne selon les mêmes règles, pour partager leur activité traditionnelle du vendredi soir. Et même que je ne vous dirais pas ce que c’est, na. Parce que des fois, un peu de mystère comme de vie privée, sur un blog, c’est bien aussi. Mais pour rassurer les curieux, non, ce n’est pas une activité honteuse genre convention tuning, soirée FIFA 2012 ou réunion Jeunes Pop’.  Et non, ce n’est pas sexuel non plus (d’autant plus que si je vous disais qu’il m’est déjà arrivé d’y participer, vous iriez encore plus vous imaginer des choses. Si si, je vous connais). Non, ça ne consiste pas non plus à se retrouver pour boire de la bière. Enfin, si, au final, ça revient à ça tout de même, mais il y a un contexte. Autant dire que le planning du vendredi soir n’est jamais soumis à négociation ou modification. Il s’agit d’un acquis social que Choupi n’imaginerait pas remettre en cause, ni moi, par voie de conséquence.

Choupi rentre donc dans la nuit, passablement éméché, affichant un sourire persistant qui ne laisse pas grand-doute sur sa consommation. Pour émerger le samedi vers 14h. Après un solide petit-déjeuner (pris ultérieurement, donc, au déjeuner du reste de la maisonnée, ce qui est assez ardu à expliquer au Padawan !), une douche et quelques ronchonnements parce qu’il a mal aux cheveux, à 17 heures, il est frais comme un gardon. Choupi n’a ainsi même pas conscience que des choses capitales se déroulent dans le monde le samedi : il a raté des années de « l’hebdo du médiateur », Déco, et tout un tas d’autres programmes tout aussi passionnants !
Alors j’ai bien tenté de le rendre actif, par exemple avec une sieste crapuleuse, mais non, rien à faire : le pousser sur le lit avec un regard de braise a seulement entrainé la réponse suivante « ah, oui, tu as raison, une bonne petite sieste me fera du bien ».
Le côté positif, c’est que la queue à la caisse de l’hypermarché du coin le samedi après midi, je ne connais pas. Le côté négatif, c’est qu’un week-end qui commence le samedi à 18H pour finir le dimanche soir, c’est court !


Les cartons

Patafix, le mercredi 10 août 2011


Je vis au milieu des cartons. Quoi de plus normal quand on est en plein déménagement me direz-vous. C’est vrai, à un détail près : je ne suis pas en plein déménagement !
Lorsque Choupi avait emménagé avec moi, nous avions mis au point une organisation impitoyable : il faisait les aller-retours de son ancien à son nouvel appart pendant que je restais dans le nouvel appart pour vider les fameux cartons. Lorsque j’avais ouvert le premier carton vide, j’avais un peu tiqué « hummpfhhh ! Choupi a du trop abuser de la 8.6, il ne s’est même pas rendu compte qu’il m’amenait un carton vide ! ». Je l’avais mis de côté dans le couloir, pour lui montrer l’absurdité de son acte. Au deuxième carton vide, j’ai commencé à prendre peur « Pu… rée de pois chiche, vu dans quel état il doit être, je peux dire adieu aux mugs, et me mettre à la mosaïque ».
Au troisième, j’avais continué à empiler les cartons vides dans le couloir et commencé à percevoir la peur du manque. Vous savez ce truc un peu bizarre mais quelque part compréhensible des gens qui ont connu la guerre. Ma grand-mère, par exemple. Je vous plante le décor : mamie adorée vient de rendre l’âme à qui elle appartient, le choc est passé et c’est le moment de vider son appartement. Vous trouvez plusieurs malles au fond d’un placard et vous vous attendez à découvrir les secrets d’une vie ayant courue sur près d’un siècle. L’impression de rentrer dans l’Histoire. Fébrile, vous ouvrez la première malle et vous trouvez ? Des sacs en plastique. Surprise, vous fouillez au fond de chaque sac, persuadée qu’ils renferment des morceaux de vie. Après un bon quart d’heure de recherche attentive, rien. Une malle entière remplie de sacs en plastique ! De toutes les couleurs, bien pliés, formant une montagne de petits carrés. Vous ouvrez la deuxième valise, idem. J’en ai donc intelligemment déduit qu’il fut une époque où obtenir des sacs en plastique était difficile et que, tout comme Choupi accumulait les cartons, ma grand-mère cherchait à se protéger du manque en conservant précautionneusement les sacs en plastique, en souvenir des durs temps de la guerre (bien qu’elle ne disposait probablement pas de sacs à cette période). A noter une très légère différence, Choupi n’a pas connu la guerre !
Lorsque nous nous sommes enfin posés le soir après avoir passé la journée à déplacer des cartons vides, j’ai abordé ce sujet douloureux avec lui.
« Tu sais Choupi, on n’a pas besoin de conserver tous ces cartons, si un jour on en a besoin, on va à la sortie d’un supermarché et le problème sera réglé. Je vais donc les jeter, après que tu leur ais dit adieu.
– Surtout pas malheureuse ! Tous ces cartons, il faut les garder ! »
A deux doigt de la crise de nerfs, je lui balance « Parce que tu crois que je vais accepter de vivre au milieu de cartons qui ne servent à rien ?
– Il va falloir t’y faire : à chaque fois que j’avais un problème avec un appareil, informatique, électroménager ou autre, lorsque que le ramenais au magasin, la garantie ne fonctionnait pas, car il me manquait l’emballage. Donc dorénavant, je garde tout ! »
Ah…

 

Extrait du "Retour à la Terre", Tome 1, de Larcenet (que je vous recommande, tout comme les différents volumes du "combat ordinaire" !


Lost in the supermarket

Patafix, le mercredi 6 juillet 2011


Vous avez déjà rêvé de savoir ce qui se passe dans la tête d’un homme qui fait les courses ? Et bien je vous offre cette expérience en immersion, prenant comme d’habitude mon Choupi comme sujet de l’expérience, mon cher et tendre ayant décidé de se lancer dans une recette de poulet croustillant.

Au niveau des ingrédients, c’est assez simple, sa liste à suivre étant la suivante :

– 300 g de blanc de poulet
– 2 poignées de mesclun (salades mélangées)
– ½ mangue
– 1 tomate
– 4 cuillères à soupe de chapelure
– 2 cuillères à soupe d’épices colombo
– huile d’olive, vinaigre
– sel et poivre

 

Ce qui nécessite donc d’aller faire quelques courses au petit supermarché le plus proche.

Suivons-le discrètement pour étudier son fonctionnement :

 

Tiens, étrangement, il commence par faire le tour du présentoir fruits et légumes au ralenti, en scrutant successivement chacune des étiquettes. C’est quoi, ça, un rite ancestral de l’homme en milieu hostile ? Ou alors il joue à « une bière gratuite s’est cachée dans cette image, sauras-tu la retrouver ?« Ah non, je crois avoir compris : sachant que nous avons déjà des tomates et de la salade dans le frigo, c’est forcément la mangue qu’il cherche. Et bien évidemment, il n’en a jamais vu une de sa vie, donc les étiquettes sont sa seule planche de salut ! Et je sais qu’à cette seconde, il est probablement en train de penser à Google Images qui le sortirait de ce mauvais pas s’il avait accès à un ordinateur ! En l’absence, faisons donc confiance au responsable du rayon pour n’avoir pas inversé deux étiquettes ! Ouf, mission réussie, il observe le fruit convoité, enregistre la réussite de cette première partie de la mission et poursuit sa route vers le reste du magasin. Ah non, juste avant, il embarque d’un geste sûr un sachet de salade mélangée. On en avait déjà, Choupi ! Enfin, bref, on est sûr d’avoir à nourrir les vers, avec tout ça. Étape d’après, le voilà parti aux épices. Paf, du premier coup, les épices Colombo dans le panier, d’un geste appliqué, sûr de lui, il est beau et fort, mon homme. Ça se passe aussi bien pour le poulet. Donc, il ne lui reste déjà plus que la chapelure à acheter. Finalement, l’expérience est décevante, je ne risque pas d’en faire un article. Ah si, peut-être, le voilà qui quitte prestement le secteur alimentaire pour intégrer le rayon boisson. Paf, voici quelques bières d’abbaye qui rejoignent le panier. Mais ne voulant pas décourager l’apprenant, je me promets de ne pas lui faire de remarques à son retour. D’autant plus que là, je note un nouveau problème, il est complètement désemparé par la notion de chapelure !! Je le vois errer d’un rayon à un autre, seul un reste d’orgueil lui interdit de demander à une cliente ce qu’est de la chapelure ! Et là, il repense à Wikipédia qui lui serait tant utile à cet instant ! Euh, il fait quoi dans ce rayon, là ??!! Non, Choupi, le parmesan même cuit n’aura jamais rien à voir avec de la chapelure !!! Le bon coté, c’est que moi j’adore le parmesan (lui non), donc ça me fera du stock d’avance. Mais pourvu qu’il se rende compte de son erreur assez vite ! Pitié, Choupi, reprends-toi ! Bon, ça ne semble pas pour tout de suite non plus, vu qu’il se dirige vers la caisse. Tiens, pourquoi, il choisit celle où il y a le plus de monde ? Et curieusement, à part une dame âgée, que des mecs dans la file ? Ah, ça y est, je viens de comprendre : la cause de cette affluence est une jeune caissière blonde prénommée Julie, à en croire son badge. OK, attendons donc que toute la file masculine se soit rincée l’œil, pendant que deux fois plus de personnes sont passées sur les autres files moins demandées.

Une fois arrivé à l’appartement, Choupi retrouve son ordi, se consacre à ce qu’il aurait pu manquer sur son flux RSS et sur IRC sur ces vingt dernières minutes, Puis à une recherche sur ce qu’est la chapelure. Ouf, voilà une recette de sauvée. Et le voilà qui repart au supermarché aussi sec. Bon, ça devrait être moins long. Euh, non, on est au rayon levure, là ! Il croit que tout ce qui se termine en « …ure » est au même endroit, ou quoi ? Ah, ca y est, il a trouvé où chercher. Direction la caisse. Et forcément, c’est encore Julie qu’il choisit. Elle commence à me plaire celle-là !

 

Enfin, bref, cette fois-ci, tous les ingrédients y sont. Et au final, la recette était très bonne !


Sept sur sept

Patafix, le dimanche 12 juin 2011


Non, contrairement à ce que pourrais laisser penser le titre, ce post ne contiendra aucune allusion à Anne Sinclair, et encore moins à DSK. Ce qui au vu de l’actualité est déjà très reposant, vous en conviendrez. Plus simplement, j’ai été tagguée par Popiete et Aline Ea pour raconter 7 choses que vous ne savez pas sur moi. J’en profite pour les remercier et me lancer à mon tour :

1. J’ai parfois tendance à lire en diagonale, ce qui peut entraîner de gros contresens.

Illustration : Sur un blog (pas de lien car le blog en question n’existe plus), j’avais lu un post qui s’intitulait en gros « hier, je me suis fait sucer comme jamais ». Lecture un peu rapide, j’avais fini l’article un peu outrée par ce que j’avais lu, une impression de propos très sexistes et de mec qui se la pétait, qui ne collait pas du tout avec l’auteur  que je connaissais IRL. En réalité, le post concernait une piqure de moustique : Honte.

 

2. Je me pose une question existentielle :

Les religieux et religieuses qui ont fait vœu de silence restent-ils silencieux quand ils se touchent ? (Ne me répondez pas qu’ils ont fait vœu de chasteté, un tas d’affaires prouvent le contraire)

 

3. Le cri de la carotte et du lardon

J’ai vécu quelques années avec un jeune homme musulman : adieu quiche lorraine, tartiflette, saucisson et paté croute à l’apéro… Rupture : Je vais pouvoir recommencer à mettre des lardons dans les petits pois. Rencontre d’un jeune homme, athée. Il envisage de devenir végétarien !

 

4. J’ai du mal à avaler

J’ai voté Chirac en 2002 et je l’ai encore en travers de la gorge.

 

5. Je suis accro aux rayures

Ca va des chaussettes à la housse de couette, en passant par tout ce qu’on peut imaginer d’autre. Je me fiche globalement royalement des marques à une exception près : les rayures de Sonia Rykiel. Si un généreux donateur se sent d’humeur, qu’il ne se gêne pas.

 

6. Métis

Le jeune Padawan et moi étions tranquillement dans un magasin de vêtements pour enfants. Une dame entre deux âges comme on dit pour être politiquement correct, mais qui tire plus franchement vers le 3ème nous aborde. « Ah, mais qu’est ce qu’il est beau, vraiment adorable. Moi aussi, j’en ai un, enfin plutôt ma fille en a un. »

J’en déduis donc qu’elle parle du jeune Padawan « Merci ».

- Et puis au moins, avec un enfant comme ça, on est sûr qu’on a fait un heureux

- Gné ? Pardon ?

- C’est sur que pour ces enfants, c’est mieux d’être adopté, ils auront une meilleure vie qu’avec leurs vrais parents, ma fille en a adopté un aussi .

- Ah, c’est bien. Mais moi j’avais pris la formule avec vergetures, contractions et césarienne incluses.

- Oups, j’ai cru qu’il était adopté.

Voilà, voilà.

 

7. Et pour finir

Je n’ai pas d’IPhone (1, 2, 3 ou 4), je n’ai pas 256 amis sur Facebook, je n’ai jamais mis un pied chez Starbucks, je n’aime pas les sushis…. Et je n’en ai rien à faire. C’est grave ?

 

Bon, maintenant, ne reste plus qu’à relancer la partie. Plus dur, ça, étant donné qu’il y a du tri à faire, entre celles qui ont déjà dû être relancées 5 fois et celles dont ce ne semblerait pas correspondre à la tonalité de leur blog. Aussi, je jette mon dévolu sur :

Al, Pauline, Julhya, Cécile, Soïz, l’Anonyme et Madmoiselle Roro

 


[Ce billet n’est pas sponsorisé]

Patafix, le samedi 4 juin 2011


Natacha, blogueuse qui « parle de tout et surtout de rien » rentre chez elle, toute émoustillée après une journée shopping au cours de laquelle elle a acheté une jolie jupe qu’elle va pouvoir rapidement prendre en photo pour illustrer son blog ainsi qu’une crème d’après midi permettant de retendre la peau juste après le déjeuner (oui, ça vient de sortir :  après évaluation clinique chez 3 femmes et une importante étude de marché, il a été jugé nécessaire de raffermir spécifiquement la peau en période post-prandiale, car elle risque de se détendre sous l’effet conjugué d’un manque de caféine et d’un excès de gras).

D’un pas souple et sensuel, malgré les ampoules causées par ses talons, elle pénètre dans sa chambre et découvre Baptiste, son cher et tendre tout juste épousé, en train de délicatement chevaucher Caroline, autre blogueuse hype. Héberluée, les yeux tellement exorbités que leurs ombres dessinent une légère moustache au dessus de sa lèvre supérieure, Natacha s’arrête net. Baptiste aussi s’arrête net d’ailleurs, ce qui fait légèrement ronchonner Caroline. Heureusement, Baptiste retrouve vite ses esprits et sa vigueur et commence à s’expliquer auprès de Madame Natacha, tout en allant, venant et ahanant « T’inquiète, j’ai lu ton dernier post, celui où tu prônes les sites de rencontre pour personnes mariées, et là,  je suis juste en train de ranimer la flamme de notre couple. Tu vois le site étant payant pour les hommes, je me suis dit que puisque Caroline en faisait l’apologie également, je pouvais la contacter et lui proposer une petite séance de recollage de morceaux pour son couple et pour le mien par la même occasion. Comme ça, en plus, on fait des économies, j’ai même pas eu besoin de m’inscrire sur le site.». C’est beau.

 

Donc une fois n’est pas coutume (mais pourrait éventuellement le devenir), je sors du sujet d’adapte un mec pour mettre mon grain de sel dans des histoires qui ne me concernent pas, à savoir cette campagne promotionnelle pour un site de rencontres extra-conjugales relayée moyennant finance par certaines blogueuses. Daria Marx en parle mieux que moi.

Ce qui me dérange dans ses billets sponsorisés ?

Ce n’est pas d’avoir des relations sexuelles hors du couple (quoique, quand je lis qu’il paraitrait que seulement 14 % des femmes mariées se sont déjà masturbées devant leur conjoint, je serais tentée de leur conseiller de commencer par là avant d’aller voir ailleurs), mais le fait de le faire en cachette me choque beaucoup plus.

Ce n’est pas non plus le fait que 2 ou 3 commerciaux se soient dit qu’il y avait un créneau à prendre et du fric à se faire, notre belle société fonctionne la dessus.

Ce n’est pas non plus que quelques blogueuses récupèrent un peu de menue monnaie par le biais d’un billet sponsorisé. Quoique certaines devraient se méfier ; certains blogs commencent franchement à ressembler à une succursale de Carrefour entre les concours pour gagner un paquet de Pampers ou de Tampax, les pubs pour telle ou telle marque…

Ce qui me gène déjà plus, c’est de relire quasiment dix fois le même article, ça a un côté lassant.

D’autant plus quand elles nous balancent les mêmes chiffres : « 22 % des personnes interrogées pensent que l’infidélité permet de sauver son couple en s’accordant des moments de liberté ». Ouais ouais ouais, allez demander à Natacha ce qu’elle en pense maintenant.

Ce qui m’interroge grandement c’est d’être prêt à prôner n’importe quoi pour récupérer quelques miettes. Je n’ai aucune idée de ce que peut toucher une blogueuse pour un billet sponsorisé comme ceux-ci, mais j’imagine que ça ne vole pas bien haut et qu’on est à des années lumières du montant de la caution de DSK. Ca donne l’impression de vendre ses fesses au rabais.

Pour finir sur une touche délicate et poétique, les billets sponsorisés sur des conneries, c’est fin, très fin, ça se mange sans fin, jusqu’au jour où on les dégueule.

A quand la photo de canard WC agrémenté d’un magnifique « J’aime » ?


Famille nombreuse

Patafix, le lundi 23 mai 2011


Il y a quelques mois, Choupi a reçu un cadeau un peu spécial : un ensemble de bacs perforés en plastique noir du plus bel effet, formant un espèce de gros container à étages. D’une voix mal assurée, Spiderman junior (récemment rebaptisé jeune padawan) s’est interrogé :

- Euh, mais c’est quoi ? On dirait une poubelle.
– Tout à fait, c’est une poubelle !
– Ah.  Et t’es content d’avoir une poubelle comme cadeau ?
– Oui
– Ah.
- Bah oui, c’est génial, c’est une poubelle à vers !
(Remarquez une poubelle à verre personnelle aurait été préférable, ça nous permettrait peut-être de pouvoir à nouveau pénétrer dans la cuisine dont l’accès à été récemment rendu impossible par un surstockage massif de bouteilles vides en verre lié à une phénoménale flemme d’apporter les bouteilles sus-citées dans la poubelle adéquate situées à environ 50 m de l’entrée de  l’immeuble. Bref). En langage technique, on appelle ça un lombricomposteur.

Nous sommes donc depuis quelques mois très nombreux à la maison : Choupi a adopté environ 500 grammes de lombrics, ce qui représente un nombre certain et inconnu de vers rougeâtres. Pour ces petites bêtes, c’est la belle vie : on leur offre le gîte et le couvert et en échange, tout ce qu’on leur demande, c’est de manger et de baiser. Tranquille !
Vu le nombre de petits vers qu’on aperçoit, en ce qui concerne la baise, pas de soucis, ils ont l’air d’avoir un appétit sexuel insatiable.

Ce qui est impressionnant, c’est la métamorphose de Choupi, un vrai papa poule ! Il les dorlote, ses vers : il coupe leur alimentation en petits morceaux, vérifie leur équilibre alimentaire (« ah non, pas d’agrumes, ils n’aiment pas ça ! Les poivrons, tu ne penses pas que ça risque d’être un peu acide pour eux ? »… ), il a d’ailleurs affiché sur la porte du frigo la liste des aliments que ces petits protégés aiment et ceux qu’ils refusent,  il se renseigne sur des forums spécialisés (on dirait une femme enceinte sur magic maman), surveille leurs déjections, fait preuve d’autorité lorsqu’ils refusent de finir leurs pommes de terre. Un papa modèle. Je pense qu’ il va bientôt demander une carte de réduction « famille nombreuse » pour les transports en commun !

Vous allez me demander, mais à quoi ça sert de nourrir des vers : en théorie, l’objectif, c’est de réduire ses déchets et de faire son propre lombricompost. En pratique, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour inciter Choupi a mangé plus équilibré (à son grand désespoir, les vers ne se nourrissent pas de restes de pizzas et de miettes de chips !) !

C’est beau le sens des responsabilités paternelles.